
Ce dimanche 18 octobre à l’arrivée des Six Heures de Barcelone sur le circuit de Catalunya de Montmélo, Toyota réalise le grand chelem, s’offrant et la victoire, flanquée d’un sensationnel doublé, le tout avec ‘cerise sur le gâteau … la conquête du titre de Champion du monde d’endurance WEC 2026.
Grâce au doublé réalisé lors de ces 6 Heures de Barcelone, l’équipe Japonaise Toyota a officiellement remporté le Championnat du monde des Constructeurs Hypercar 2026 et ce sans attendre l’ultime épreuve qui se disputera dans deux semaines à Imola en Italie, en remplacement de la traditionnelle manche de clôture de la discipline qui se déroule habituellement sur la piste de Sakhir dans l’Ile de Bahreïn, remplacé – comme celle de Losail au Qatar par Catalunya ce week end – en raison de la crise qui perdure dans le Golfe Persique.

La marque Nipponne retrouve ainsi une couronne qu’elle n’avait plus décrochée depuis 2024, au terme d’une saison marquée par quatre victoires et une TR010 redevenue cette année particulièrement performante.
Toyota a donc de nouveau atteint son objectif en Catalogne. Avec les deux premières places obtenues sur le circuit de Barcelone, le constructeur Japonais a définitivement mis fin au suspense au classement des Constructeurs.
Avant cette septième manche de la saison, il disposait de 20 points d’avance sur l’équipe Allemande BMW.
Pour être assuré du titre, il devait porter cet écart à 45 unités sur son principal rival. Le doublé de ses deux prototypes lui a permis de remplir cette mission et de s’assurer la couronne mondiale.
Cette consécration récompense le travail accompli par les ingénieurs de la marque à l’ellipse sur la nouvelle TR010.
Introduite cette saison, elle s’est rapidement imposée comme une référence du plateau Hypercar, permettant à Toyota de retrouver une régularité et une efficacité redoutables.
Une saison presque parfaite pour Toyota

Le Championnat avait débuté de la meilleure des manières pour la firme japonaise avec une victoire de la Toyota N°8 aux 6 Heures d’Imola.
Malgré un week-end plus délicat à Spa-Francorchamps, les deux voitures avaient réussi à engranger des points précieux avant le grand rendez-vous des 24 Heures du Mans.
Dans la Sarthe, Toyota a ensuite frappé un grand coup. La N°7 du trio composé de Nyck de Vries, Mike Conway et Kamui Kobayashi a remporté l’épreuve reine, tandis que la voiture-sœur, la N°8, a assuré le doublé, complétant la moisson avec une deuxième place.
Au total, les deux équipages ont rapporté 80 points au constructeur, un résultat qui a considérablement renforcé sa position au Championnat.
La suite de la saison s’est toutefois révélée moins favorable. Toyota a vécu un week-end difficile au Brésil à São Paulo, sans inscrire le moindre point, avant de connaître une nouvelle désillusion à Austin au Texas.
Alors qu’elle semblait en mesure de s’imposer, la N°7 a soudainement abandonné à seulement quinze minutes de l’arrivée !
Les Japonais ont néanmoins rapidement réagi. Aux 6 Heures de Fuji, la Toyota N°8 a retrouvé le chemin de la victoire grâce à une stratégie particulièrement efficace dans la dernière heure de course, relançant idéalement la dynamique de l’équipe.
BMW n’a pas pu empêcher le sacre japonais


À Barcelone, Toyota a finalement conclu l’affaire avec une quatrième victoire cette saison. BMW, son adversaire le plus régulier, n’a pas été en mesure de contrecarrer les ambitions de la marque japonaise, malgré plusieurs performances solides au cours de l’année.
Le constructeur Bavarois aura constitué la principale menace pour Toyota, mais les hommes de David Floury ont su faire preuve d’une efficacité supérieure sur l’ensemble du Championnat, à l’exception notamment de l’étape Brésilienne, particulièrement difficile.
Ferrari avait également entretenu l’espoir de revenir dans la lutte après son succès à Austin. Cette performance n’a cependant pas suffi à remettre en question la domination Japonaise.

Avec ce nouveau titre, Toyota décroche sa cinquième couronne des Constructeurs depuis l’introduction de l’ère Hypercar et son huitième sacre depuis la création du championnat du monde d’endurance en 2012.
Une récompense majeure pour une équipe qui a su transformer le développement de sa nouvelle TR010 en une réussite sportive.
Le titre des Constructeurs est désormais assuré. Toyota peut aborder la dernière partie de la saison avec la satisfaction d’avoir repris le sommet du Championnat, tandis que la lutte pour les autres distinctions mondiales reste au cœur des enjeux du WEC 2026.


Un mot enfin pour préciser que l’équipe Coréenne Genesis qui avait un peu à la surprise générale décrochée la pole sa toute 1ère en mondial WEC avec son pilote le jeune Français Mathys Jaubert et la troisième place aved un autre pilote tricolore, Mathieu Jaminet, n’a pas con nu la même réussite en course
Les deux Genesis se classant seulement onzième et seizième à l’issue de ces Six Heures de Catalunya
Stéphane CAVOIT
Crédit Photos : Willy CHANTELOUP / RACINGSHOOTS

LE CLASSEMENT DE LA COURSE DE CATALUNYA

1 – Buemi-Hartley-Hirakawa (Toyota TR010 Hybrid) Toyota – 198 tours
2 – Conway-Kobayashi-De Vries (Toyota TR010 Hybrid) Toyota à 0″583
3 – Fuoco-Molina-Nielsen (Ferrari 499P) Ferrari AF – 39″725
4 – Bamber-Bourdais-Aitken (Cadillac V-Series.R) Jota à 52″811
5 – Ye-Kubica-Hanson (Ferrari 499P) AF Corse à 53″353
6 – Stevens-Nato-Lynn (Cadillac V-Series.R) Jota à 1’20″751
7 – Magnussen-Marciello-Dries Vanthoor (BMW M Hybrid V8) WRT à 1’32″135
8 – Gounon-Martins (Alpine A424) Alpine Signatech à 1’32″956
9 – Riberas-Sørensen (Aston Martin Valkyrie) Thor à 1 tour
10 – Milesi-Habsburg (Alpine A424) Alpine à 1 tour
11 – Jaminet-Chatin-Juncadella (Genesis GMR-001) Genesis à 1 tour
12 – Di Resta-Cassidy-Quinn (Peugeot 9X8) Peugeot à 1 tour
13 – Duval-Jakobsen-Pourchaire (Peugeot 9X8) Peugeot à 1 tour
14 – Frijns-Rast-Sheldon Van der Linde (BMW M Hybrid V8) WRT à 2 tours
15 – Pier Guidi-Calado-Giovinazzi (Ferrari 499P) Ferrari AF à 3 tours
16 – Lotterer-Derani-Jaubert (Genesis GMR-001) Genesis à 3 tours
17 – Shahin-Pera-Lietz (Porsche 911 GT3 LMGT3) Manthey à 15 tours
18 – Au-Fleming-Kirchhöfer (McLaren 720S LMGT3) Garage 59 à 15 tours
19 – McIntosh-Thompson-Harper (BMW M4 LMGT3) WRT à 15 tou
20 – Dempsey-Yoluç-Eastwood (Corvette Z06 LMGT3) Turkey by TF à 15 tours
21 – Hériau-Mann-Rovera (Ferrari 296 LMGT3) AF Corse à 15 tours
22 – Berry-Andrade-Martin (Mercedes AMG LMGT3) Iron Lynx à 15 tours
23 – Keating-Edgar-Catsburg (Corvette Z06 LMGT3) TF Sport à 15 tours
24 – Gattuso-Levorato-Sargeant (Ford Mustang LMGT3) Proton à 16 tours
25 – Zelger-Cressoni-Hodenius (Mercedes AMG LMGT3) Iron Lynx à 16 tours
26 – Newell-Barrichello-Adam (Aston Martin Vantage LMGT3) HoR à 16 tours
27 – West-Gehrsitz-Goethe (McLaren 720S LMGT3) Garage 59 à 16 tours
28 – Leung-Gelael-Farfus (BMW M4 LMGT3) WRT à 16 tours
29 – Flohr-Castellacci-Rigon (Ferrari 296 LMGT3) AF Corse à 17 tours
30 – Umbrărescu-Schmid-López (Lexus RC F LMGT3) Akkodis ASP à 18 tours
31 – Van Rompuy-David-Masson (Lexus RC F LMGT3) Akkodis ASP à 19 tours
32 – James-Robichon-Drudi (Aston Martin Vantage LMGT3) HoR à 20 tours
33 – Cottingham-Boguslavskiy-Güven (Porsche 911 GT3 LMGT3) Manthey à 24 tours
ABANDONS
Powell-Tuck-Priaulx (Ford Mustang LMGT3) – Proton
Tincknell-Gamble (Aston Martin Valkyrie) – Thor









